Tu as vécu des aventures exceptionnelles en pleine nature. Qu’est-ce qui te pousse à partir explorer ces environnements sauvages ?
Ce que j’aime avant tout, c’est être loin de toute civilisation. Ou alors découvrir des peuples très reculés, qui ont une autre manière de vivre et qui peuvent m’apprendre énormément de choses. Je pense par exemple au Groenland, au fait d’avoir vécu avec les Inuits, d’être parti à la pêche avec eux… ce sont des expériences incroyables.
J’aime être loin, seul, en mer. C’est là que je me sens vraiment moi-même, dans mon élément. Se sentir tout petit face à la nature, savoir qu’on ne peut compter que sur soi, c’est quelque chose qui m’anime profondément.
J’ai adoré le fait d’être un pionnier avec ce tour du monde à l’envers en multicoque, le premier à réaliser ça sur ce type de bateau.
Ce qui me passionne aussi énormément, ce sont les fonds marins. J’aimerais tellement pouvoir les explorer davantage, parce qu’aujourd’hui on ne connaît finalement qu’une petite partie des océans.
Un de mes rêves serait de descendre dans un sous-marin à une profondeur extrême pour découvrir un autre monde, avec sûrement des animaux immenses et complètement fascinants.
Tu entretiens un lien très fort avec l’eau et la navigation. Comment décrirais-tu tes émotions les plus profondes lorsque tu es seul(e) face à l’immensité de la nature et de l’eau ?
Je ressens une puissance incroyable. Ce sont des moments uniques, où j’ai la sensation d’être seul à vivre ça à l’instant présent. C’est extrêmement intense, excitant, presque comme une montée d’adrénaline permanente.
Ça me rappelle les sensations que je peux ressentir en chute libre, quand on saute d’un avion à plus de 200 km/h. Pour moi, se retrouver dans une énorme tempête en mer procure une intensité
comparable.
J’aime cette sensation d’être fort dans un environnement où, pourtant, je me sens minuscule face à la nature.
Tu as vécu des aventures exceptionnelles en pleine nature. Qu’est-ce qui te pousse à partir explorer ces environnements sauvages ?
Ce que j’aime avant tout, c’est être loin de toute civilisation. Ou alors découvrir des peuples très reculés, qui ont une autre manière de vivre et qui peuvent m’apprendre énormément de choses. Je pense par exemple au Groenland, au fait d’avoir vécu avec les Inuits, d’être parti à la pêche avec eux… ce sont des expériences incroyables.
J’aime être loin, seul, en mer. C’est là que je me sens vraiment moi-même, dans mon élément. Se sentir tout petit face à la nature, savoir qu’on ne peut compter que sur soi, c’est quelque chose qui m’anime profondément.
J’ai adoré le fait d’être un pionnier avec ce tour du monde à l’envers en multicoque, le premier à réaliser ça sur ce type de bateau.
Ce qui me passionne aussi énormément, ce sont les fonds marins. J’aimerais tellement pouvoir les explorer davantage, parce qu’aujourd’hui on ne connaît finalement qu’une petite partie des océans.
Un de mes rêves serait de descendre dans un sous-marin à une profondeur extrême pour découvrir un autre monde, avec sûrement des animaux immenses et complètement fascinants.
Tu entretiens un lien très fort avec l’eau et la navigation. Comment décrirais-tu tes émotions les plus profondes lorsque tu es seul(e) face à l’immensité de la nature et de l’eau ?
Je ressens une puissance incroyable. Ce sont des moments uniques, où j’ai la sensation d’être seul à vivre ça à l’instant présent. C’est extrêmement intense, excitant, presque comme une montée d’adrénaline permanente.
Ça me rappelle les sensations que je peux ressentir en chute libre, quand on saute d’un avion à plus de 200 km/h. Pour moi, se retrouver dans une énorme tempête en mer procure une intensité comparable.
J’aime cette sensation d’être fort dans un environnement où, pourtant, je me sens minuscule face à la nature.
Quels sont les plus beaux endroits que tu as eu la chance de découvrir, sur terre comme en mer ?
Pour moi, aujourd’hui, c’est clairement l’Arctique et le Groenland. C’est d’ailleurs pour ça que cet été, j’emmène ma femme et mes enfants au Groenland pendant deux mois et demi. J’ai promis à mes
enfants de leur faire découvrir un ours polaire, donc c’est un peu l’objectif de l’été.
C’est un endroit auquel je suis profondément attaché, parce que j’y ai vécu des moments très forts et rencontré des personnes incroyables.
Plus récemment, j’ai aussi découvert l’Île de Pâques. Ce sont des îles extrêmement sauvages, très loin de toute civilisation. J’aurais adoré pouvoir y passer davantage de temps, mais évidemment, dans le cadre de mon challenge, ce n’était pas possible.
La protection des océans est un engagement important pour toi. Est-ce que tu observes concrètement les effets du changement climatique et de la pollution au fil de tes navigations ?
Oui, très clairement. Si je prends l’exemple du Groenland, je sais déjà que si je retournais aujourd’hui dans
certains endroits où je suis passé il y a quelques années, les paysages auraient changé. La calotte glaciaire diminue énormément.
J’ai aussi été confronté, au large de l’Antarctique, à un immense morceau de banquise qui venait de se détacher : environ 250 km², soit plus de deux fois la taille de Paris. C’était gigantesque.
Et puis il y a toute la pollution en mer. On voit énormément de déchets flotter : des caisses, des filets, des bidons… sans parler de tout ce qu’on ne voit pas et qui nous inquiète beaucoup, nous les navigateurs, parce qu’à haute vitesse une collision peut vite devenir dramatique.
J’ai quand même le sentiment qu’en France et plus largement en Europe, on est plutôt sensibilisés à la protection des océans. Mais quand on voit qu’il existe encore des endroits dans le monde où les déchets sont jetés directement dans les rivières, qui finissent ensuite dans l’océan, on comprend qu’il reste énormément de travail à faire.
Pour sensibiliser nos lecteurs à la préservation des océans, quelles leçons tirées de tes voyages aimerais-tu partager ?
Je me souviens notamment d’un épisode qui m’a beaucoup marqué pendant ma traversée retour de l’Atlantique à la rame. J’avais croisé un fou de Bassan qui avait du fil de pêche complètement enroulé
autour de la patte. On voyait que c’était tellement enroulé qu’il ne réussirait probablement jamais à s’en libérer. Et forcément, quand on voit ça, ça nous touche énormément.
J’ai toujours été éduqué avec cette idée qu’il fallait préserver cette nature incroyable qui nous entoure. Aujourd’hui, j’essaie à mon tour de transmettre ça à mes enfants, mais aussi aux plus jeunes en général, notamment à travers des interventions dans les écoles.
Enfin, quels seraient tes trois conseils essentiels pour quelqu’un qui souhaite se lancer dans la voile, que ce soit pour suivre tes traces ou simplement débuter ?
Le premier conseil, ce serait de tracer sa propre route. Ne pas se comparer aux autres ni chercher à entrer dans une compétition permanente.
Ensuite, il faut avoir envie d’apprendre et surtout bien s’entourer. Rejoindre une bonne équipe de voile, naviguer avec des gens expérimentés, apprendre progressivement. Aujourd’hui, il existe aussi
des plateformes de co-navigation qui permettent de se former facilement.
Et enfin : être prudent, déterminé et ne jamais baisser les bras, même dans les moments les plus difficiles. Il faut toujours rester positif.

































